8 déc. 2025
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C'est faux, notamment pour trois raisons: 1. La puissance du Soleil est stable à long terme. Le Soleil varie sa puissance par cycle de 11 ans, alors que le réchauffement climatique observé est en augmentation depuis bien plus longtemps. 2. Seule la couche basse de l'atmosphère se réchauffe. Si c'était la faute du Soleil, toutes les couches devraient se réchauffer. 3. Les nuits se réchauffent plus vite que les jours. Si c'était le Soleil, cela devrait être l'inverse. La vérité: le réchauffement est due à l'accumulation de gaz à effet de serre qui "rajoutent un manteau" à la planète.
Le Soleil n’est pas une étoile parfaitement stable. Son activité varie naturellement selon des cycles d’environ 11 ans, appelés cycles solaires.[1] Pendant un cycle, le Soleil passe par une phase de minimum solaire, où sa surface paraît relativement calme et lisse, puis par un maximum solaire, où l’on observe davantage de taches solaires, d’éruptions et de protubérances.[2]
Soleil actif: observations du 13/08/2024 au 06/09/2024 (pic du cycle 25). Soleil calme: observations du 15/09/2019 au 13/10/2019 (fin du cycle 24).
Ces cycles sont bien connus et bien compris par les astrophysiciens. Ils sont liés au champ magnétique du Soleil, qui se réorganise régulièrement et influence l’apparition des taches solaires.[3] Visuellement, la différence entre un Soleil calme et un Soleil très actif peut être spectaculaire, ce qui explique pourquoi ces cycles sont parfois perçus comme des variations majeures de l’énergie solaire.
L’activité solaire est observée de manière systématique depuis le début des années 1600, peu après l’invention de la lunette astronomique. Les astronomes ont commencé à compter les taches solaires, un indicateur simple mais efficace de l’activité du Soleil.
Historique du nombre moyen de taches solaires observées[15]
Ces observations historiques montrent très clairement la répétition régulière des cycles solaires sur plusieurs siècles.[4] Depuis la fin des années 1970, ces observations sont complétées par des mesures satellites directes, qui permettent de mesurer avec une grande précision la puissance totale émise par le Soleil, appelée irradiance solaire totale.[5]
Ces données confirment que, même entre un minimum et un maximum solaire, la puissance du Soleil ne varie que de quelques dixièmes de pourcent. Autrement dit, un Soleil très actif n’émet pas soudainement beaucoup plus d’énergie qu’un Soleil calme.[6]
Si le réchauffement climatique était causé par le Soleil, on devrait observer une correspondance claire entre l’activité solaire et la température moyenne de la Terre. Lorsque le Soleil devient plus actif, la planète devrait se réchauffer ; lorsqu’il devient moins actif, elle devrait se refroidir.[7]
Or, ce n’est pas ce que montrent les données. Depuis les années 1950, l’activité solaire n’augmente pas de manière significative, et montre même une légère tendance à la baisse depuis plusieurs décennies, tandis que la température moyenne mondiale augmente rapidement et continuellement.
Historique du nombre moyen de taches solaires observées[15] en comparaison avec les données de température moyenne globale de surface par rapport à la période 1850-1900.[16]
Les cycles solaires continuent d’osciller tous les 11 ans, mais le réchauffement climatique, lui, suit une tendance de fond à la hausse, indépendante de ces cycles. Cette absence de corrélation est un argument majeur contre l’idée que le Soleil serait le principal moteur du réchauffement actuel.[8]
Si le Soleil était la cause principale du réchauffement climatique, son énergie supplémentaire chaufferait la Terre par le haut de l’atmosphère. On s’attendrait donc à un réchauffement simultané de toutes les couches atmosphériques : la troposphère (où nous vivons), mais aussi la stratosphère située au-dessus.
Jean-Pierre
15.02.2026 22:32
Merci pour le partage d'information. C'est très clair! Jean-Pierre